La vie de la librairie

Deuxieme réunion du cercle des lecteurs buissonniers

Compte rendu de la deuxième réunion des lecteurs buissonniers du 10 octobre 2020

9 personnes présentes. Les livres présentés sont des ouvrages de la rentrée littéraire.

Impossible d’Eric de Luca :

“Je n’ai pas accroché vraiment. C’est l’histoire d’un homme accusé à tort. On ne sait pas pourquoi. Il se trouve en montagne au mauvais moment. Il a un passif de révolutionnaire et devient à cause de ce fait, suspect. Ce qui intéressant ce sont les deux caractères, l’administratif avec le juge et l’aspect épistolaire avec les lettres écrites à son amour.”

Ce qu’il faut de nuit de Laurent Petitmangin

“200 pages bien écrites. L’histoire est forte. Elle se déroule en Lorraine. Le narrateur est le père de deux enfants. Roman social. Il travaille à SNCF, il est militant. Si un des enfants emprunte une voie ‘normale’, l’autre prend une voie dangereuse, adhère à l’extrême droite. Le père prend de la distance. La construction du livre est bien faite, le suspens est maintenu. Un livre sur l’amour familial, l’espoir et la résilience.”

Les émotions de Jean Philippe Toussaint

“Livre original. Un homme décrit sa vie professionnelle qu’il met en suspens pour réfléchir à l’avenir de l’europe. Une femme l’attire, ils lient contact, mais il n’arrive pas à franchir le pas à cause de blessure qui le lient à son quotidien.”

Térébenthine de Carole Five

“3 jeunes étudiants aux beaux arts de Lille. Outre leur vies d’adultes, la première, deuxième et troisième années des Beaux Arts y sont aussi décrites. Beaucoup de références notamment à Bacon. Léger, court, personnages attachants. Un peu triste.”

Les billes de Pachinko de Elisa Shui de Sapin

“Claire est coréenne elle habite en Suisse. Ses grands parents vivent au Japon. Elle voudrait les ramener en Corée. Elle se rend chez eux où le grand père tient un Pachinko. La relation avec sa grand-mère est difficile. Claire enseigne le Français à Mieko et tisse avec elle des liens si fort qu’ils génèrent la jalousie de la mère. Claire décide ses grands parents à se rendre en Corée. Un livre sur la filiation et l’exode.”

La terre invisible d’Hubert Mingarelli

“On est en 1945. Un photographe de guerre souhaite continuer à photographier. Il demande une voiture et un chauffeur. C’est un jeune soldat anglais sera son compagnon. Il vient juste de prendre son poste et ne connait pas les réalités la guerre. Le livre raconte ce voyage au cours duquel on voit les deux personnages s’arrêter devant les maisons, photographier les habitants et repartir. Entre eux peu de mots. Chacun reste dans son secret. Le photographe sur son rôle de témoin et le jeune chauffeur sur certaines nuits au bord de la mer. Belle écriture.”

Prochaine rencontre :  le samedi 14 novembre à 18 h thème: La biographie